Le cœur est une double pompe. Son excitation naît dans son propre tissu nodal.
Ses contractions propulsent le sang dans deux circulations placées en série : la circulation
pulmonaire et la circulation systémique.
Comment le sang parcourt-il l'organisme en passant deux fois par le
cœur ?
Étape 1 sur 10
Volet 1Le trajet d'une portion de sang
Volet 2L'organisation du circuit
sang riche en dioxygènesang pauvre en dioxygènemyocardedioxygènedioxyde de carboneglucose
Un clic sur une étape y conduit directement. Le survol d'une cavité, d'un
vaisseau ou d'un organe en affiche le nom et le rôle. Le bleu figure par convention le sang
pauvre en dioxygène, qui est en réalité rouge sombre.
Une double circulation
À chaque tour complet, le sang passe deux fois par le cœur. Le cœur droit
l'envoie dans la circulation pulmonaire, où il se charge en dioxygène et se débarrasse du
dioxyde de carbone. Le cœur gauche l'envoie dans la circulation systémique, où il cède du
dioxygène et des nutriments aux organes. Dans le cœur, une cloison sépare le sang riche en
dioxygène du sang pauvre en dioxygène.
Les deux circulations sont placées en série : elles ont le même débit. Dans la
circulation systémique, les organes sont placés en parallèle. Chacun reçoit du sang riche en
dioxygène, et le débit de chacun peut varier indépendamment des autres.
Comment la contraction du cœur met-elle le sang en mouvement dans un seul
sens ?
Étape 1 sur 8
Volet 1Les valves
Volet 2Le remplissage des ventricules
Volet 3La systole ventriculaire
Volet 4Le retour à la diastole
myocardevalvepression dans l'aortepression dans le ventricule gauchepression dans l'oreillette gauchevolume du ventricule gauche
Un clic sur une étape y conduit directement. Le survol d'une valve, d'une
cavité ou d'une courbe en affiche le nom et le rôle.
Pressions, valves et sens de circulation
Le myocarde ne fait que se contracter et se relâcher. Ce sont les différences de
pression entre deux compartiments qui ouvrent et ferment les valves. Les valves empêchent le
reflux : le sang circule des veines vers les oreillettes, puis vers les ventricules, puis vers
les artères. Pendant les deux phases isovolumétriques, toutes les valves sont fermées et le
volume des ventricules ne change pas.
Comment le cœur engendre-t-il et coordonne-t-il sa propre contraction ?
Un clic sur une étape y conduit directement. Le survol d'un élément du tissu
nodal ou d'une onde de l'électrocardiogramme en affiche le nom et le rôle.
Un rythme né dans le cœur lui-même
L'excitation du cœur naît dans le cœur lui-même, au nœud sinusal : c'est
l'automatisme cardiaque. Le tissu nodal conduit ensuite cette excitation selon une séquence
fixe. Les oreillettes se contractent avant les ventricules. Les ventricules se dépolarisent de
la pointe vers la base. Le système nerveux autonome et l'adrénaline modifient la fréquence de
ce rythme, mais ne le créent pas.
Comment le débit sanguin s'ajuste-t-il aux besoins des muscles pendant un
effort ?
sang riche en dioxygènesang pauvre en dioxygènemyocarde
Chaque bouton applique les débits mesurés dans l'une des trois situations. Le
survol d'un organe en affiche le débit.
Deux ajustements combinés
Le débit cardiaque est le produit de la fréquence cardiaque par le volume
d'éjection systolique. Au repos, environ 75 battements par minute et 70 mL par battement
donnent environ 5,25 L/min. Chez un jeune adulte en bonne santé, la fréquence peut atteindre
150 battements par minute à l'effort. Le volume d'éjection systolique peut atteindre environ
130 mL. Le débit cardiaque atteint alors environ 19,5 L/min, quatre à cinq fois le débit de
repos. Ces valeurs illustrent le calcul ; elles ne proviennent pas des mêmes mesures que la
répartition par organe.
La stimulation sympathique et l'adrénaline, sécrétée par la médullosurrénale,
augmentent la fréquence cardiaque et la force de contraction du myocarde.
Le débit est aussi redistribué. Les vaisseaux des muscles squelettiques se
dilatent. Ceux des reins et de la plupart des organes digestifs se contractent. Les muscles
reçoivent ainsi l'essentiel du supplément de dioxygène et de glucose.
Les deux circulations sont en série : les poumons reçoivent la totalité du débit
cardiaque, au repos comme à l'effort. C'est là que le sang se recharge en dioxygène.