Comment le potentiel d'action musculaire provoque-t-il le raccourcissement
des sarcomères ?
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Étape 1 sur 11
Volet 1 Du potentiel d'action musculaire à la libération des ions calcium
Volet 2 Le cycle de l'actine et de la myosine
Volet 4 En l'absence d'ATP
Contraction de la cellule musculaire
En haut à gauche, une portion de cellule musculaire : la plaque motrice, la
membrane plasmique et deux tubules en T, le réticulum sarcoplasmique avec ses canaux
calciques et ses pompes à calcium, et un sarcomère dont les stries Z, les bandes A, I et H
sont repérées. Le potentiel d'action musculaire se propage le long de la membrane plasmique
puis des tubules en T ; les canaux calciques s'ouvrent et les ions calcium se fixent sur les
filaments fins d'actine. En bas à gauche, l'agrandissement d'une tête de myosine montre son
cycle : formation du complexe actine-myosine, pivotement de la tête avec libération du Pi
puis de l'ADP, fixation de l'ATP et rupture du complexe, hydrolyse de l'ATP et changement de
conformation de la tête. À droite, trois enregistrements : le potentiel de membrane de la
fibre musculaire, la concentration cytoplasmique en ions calcium et la longueur du
sarcomère.
motoneurone
potentiel d'action musculaire
fibre musculaire
filament fin d'actine
filament épais de myosine
réticulum sarcoplasmique
ions calcium
ATP
ADP et Pi
Un clic sur une étape y conduit directement. La transmission du message
nerveux du motoneurone à la fibre musculaire est traitée dans
Le fonctionnement des
synapses . Le renouvellement de l'ATP est traité dans
La
glycolyse et la respiration cellulaire .
Les rôles des ions calcium et de l'ATP
La propagation du potentiel d'action musculaire le long des tubules en T
entraîne l'ouverture de canaux calciques situés sur le réticulum sarcoplasmique. Cela provoque
une augmentation de la concentration cytoplasmique en Ca2+ , à l'origine de la
contraction du myocyte et du muscle. La présence de Ca2+ permet la formation d'un
complexe entre la tête de myosine et la molécule d'actine. En l'absence de Ca2+ ,
le cycle s'arrête et le muscle se décontracte.
L'ATP intervient deux fois dans chaque cycle de la tête de myosine. Sa fixation
induit la rupture du complexe actine-myosine. Son hydrolyse en ADP et Pi induit un changement
de conformation de la tête ; elle fournit l'énergie nécessaire au travail mécanique. L'ATP
permet aussi le retour des ions calcium dans le réticulum sarcoplasmique, donc le relâchement.
En l'absence d'ATP, le complexe actine-myosine n'est pas rompu : c'est la rigidité
cadavérique.
Sources
Programme de sciences de la vie et de la Terre, enseignement de spécialité, classe
terminale, Bulletin officiel spécial n° 8 du 25 juillet 2019 : « La formation puis la
propagation d'un potentiel d'action dans la cellule musculaire entraînent l'ouverture de
canaux calciques à l'origine d'une augmentation de la concentration cytosolique en ions
calcium, provenant du réticulum sarcoplasmique pour les muscles squelettiques » ; notions
fondamentales : « contraction, relâchement, ATP ».
Le même texte précise que « le fonctionnement des canaux calciques dans la cellule
musculaire n'est pas détaillé ».
A. F. Huxley et R. Niedergerke, Nature , 173, 971-973, 1954 ; H. E. Huxley et
J. Hanson, Nature , 173, 973-976, 1954. Pendant la contraction, la bande A conserve
sa longueur alors que la bande I et la bande H raccourcissent : les filaments glissent les
uns le long des autres sans se raccourcir.
R. W. Lymn et E. W. Taylor, Biochemistry , 10, 4617-4624, 1971. La fixation de
l'ATP dissocie le complexe actine-myosine ; l'ATP est hydrolysé par la tête détachée ; la
tête se fixe de nouveau sur l'actine, puis libère les produits de l'hydrolyse.
G. Camus, « La contraction musculaire », Planet-Vie , École normale supérieure,
2006 ; J. G. Betts et coll., Anatomy and Physiology , 2e édition,
OpenStax, 2022, § 10.3. Le Pi est libéré avant l'ADP, au moment du pivotement. Faute
d'ATP, les têtes de myosine restent fixées sur l'actine : c'est la rigidité cadavérique.
Des pompes consommant de l'ATP renvoient les ions calcium dans le réticulum
sarcoplasmique.
S. Ebashi et M. Endo, Progress in Biophysics and Molecular Biology , 18,
123-183, 1968 : les ions calcium commandent l'interaction de l'actine et de la myosine.
S. Ebashi et F. Lipmann, Journal of Cell Biology , 14, 389-400, 1962 : le réticulum
sarcoplasmique capte les ions calcium en consommant de l'ATP.
C. Toyoshima et coll., Nature , 405, 647-655, 2000 : la pompe à calcium du
réticulum sarcoplasmique fixe deux ions calcium à chaque cycle de transport.
K. R. Porter et G. E. Palade, Journal of Biophysical and Biochemical Cytology , 3,
269-300, 1957 ; C. Franzini-Armstrong, Journal of General Physiology , 150, 189-210,
2018 ; L. Al-Qusairi et J. Laporte, Skeletal Muscle , 1, 26, 2011. Le réticulum
sarcoplasmique forme avec chaque tubule en T une triade. Selon le muscle, les triades se
trouvent au niveau des stries Z ou à la jonction des bandes A et I ; la seconde
disposition est celle du muscle squelettique de mammifère.
W. Wallinga et coll., European Biophysics Journal , 28, 317-329, 1999 : dans la
fibre musculaire squelettique de mammifère, le potentiel d'action est suivi d'une
postdépolarisation, et non d'une hyperpolarisation.
Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique ,
fiche « muscle antagoniste », 2009 : le muscle antagoniste « s'étire lorsque [le muscle
agoniste] se contracte ».
Coupe schématique, sans échelle : les tubules en T, le réticulum
sarcoplasmique, les filaments et les têtes de myosine ne sont pas figurés dans leurs
proportions réelles. Un seul sarcomère est représenté. L'agrandissement ne montre qu'une
tête de myosine, et l'actine n'y avance que pendant le pivotement de cette tête. Dans la
cellule, les têtes de myosine ne sont pas toutes au même moment de leur cycle, et le
glissement des filaments est continu. Le pas figuré dans l'agrandissement n'est pas à
l'échelle du raccourcissement du sarcomère. Les triades sont placées à la jonction des
bandes A et I, comme dans le muscle squelettique de mammifère. Les ions calcium sont figurés
fixés sur le filament fin, sans que la protéine qui les fixe soit nommée : le programme
n'attend pas l'étude des interactions moléculaires qui s'y déroulent. Les pompes à
calcium fonctionnent en permanence ; elles ne sont figurées en activité qu'au relâchement,
lorsque la libération des ions calcium a cessé. Les enregistrements ne portent aucune
valeur. Leur axe des temps est réduit, et il est dilaté pendant le cycle détaillé de la tête
de myosine. Le potentiel d'action musculaire y est tracé sans sa postdépolarisation.
Yann Bouyeron - 2026 - svtrek.scientic.org