BB2 2026 Correction
Exercice 1 : Le végétal chlorophyllien et l’eau (7 points)
Complétude des idées clés
Les idées essentielles pour la construction scientifique sont présentes.
- Adaptations racinaires à l’absorption de l’eau (structure racine, ramification, poils absorbants, mycorhizes)
- Adaptations caulinaires au transport de la sève brute
- Utilisation de l’eau lors de la phase photochimique de la photosynthèse
Connaissances complètes et exactes, les arguments sont exacts et suffisants
La structure de la racine, les ramifications (racines secondaires), les poils absorbants nombreux, les mycorhizes, augmentent la surface d’échange entre la plante et le sol.
Mise en évidence du rôle des poils absorbants
Composition de la sève brute issue de la solution du sol (eau et sels minéraux)
La structure de la tige avec vaisseaux conducteurs de sève brute (xylème) permet la conduction de la sève brute riche en eau des poils abosrbants jusqu’aux parenchymes des feuilles
L’eau permet la photosynthèse dans les chloroplastes du parenchyme palissadique des feuilles
Dans la membrane des thylakoïdes, la photo excitation de la chlorophylle libère des électrons pris en charge par une chaine de transporteurs d’électrons jusqu’à l’accepteur final le NADP qui est alors réduit en NADPH + H+ dans le stroma (phase photochimique)
Le pouvoir réducteur du NADPH + H+ permet alors la réduction du carbone du CO2 et la production de matière organique (trioses P, glucose, amidon), lors du cycle de Calvin dans le stroma (phase non photochimique)
L’oxydation de l’eau dans le lumen fournit alors les électrons nécessaires à la réduction de la chlorophylle excitée (dans la membrane du tylakoide) qui revient à un état fondamental capable d’absorber à nouveau des photons, permettant la continuité du mécanisme de la photosynthèse et de la production de matière organique
On n’attend pas l’exhaustivité de tous les termes (même ceux libellés dans le programme) mais que la notion soit comprise et exprimée avec rigueur et précision. On attend des arguments pertinents (expérience, observation, arguments, exemple…) dans la synthèse.
Qualité de l’exposé
Qualité formelle : syntaxe, grammaire (formulation scientifique compréhensible des idées …), orthographe, schéma(s) clair(s) légendé(s) et titré(s) et à propos, mise en page, facilité de lecture, présentation attrayante.
Exercice 2: Stress et transit intestinal (8 points)
La démarche est cohérente si elle est logique et qu’elle permet de répondre au problème posé.
Compréhension globale :
- Le stress induit une augmentation de la concentration sanguine de l’hormone corticostérone.
- La corticostérone se fixe sur ses récepteurs spécifiques au niveau des neurones du plexus myoentérique ce qui stimule les neurones du plexus myoentérique qui libèrent alors leur neurotransmetteur: l’acétylcholine dans la jonction musculaire (synapse neuro musculaire) avec les muscles circulaires et longitudinaux de l’intestin.
- L’acétylcholine se fixe sur ses récepteurs spécifiques au niveau des muscles circulaires et longitudinaux de l’intestin, ce qui provoque leur contraction - décontraction, augmentant ainsi le transit.
Informations utiles tirées des documents :
- La corticostérone est une hormone similaire au cortisol humain
- Le stress induit une augmentation de la concentration sanguine en corticostérone
- La contraction / décontraction des muscles circulaires et longitudinaux de l’intestin permet le transit intestinal
- Les muscles circulaires et longitudinaux de l’intestin sont contrôlés nerveusement par les neurones du plexus myoentérique (formant des ganglions nerveux)
- Le stress induit une sur expression de la protéine Fos au niveau du plexus qui traduit une sur activité des neurones du plexus
- Les neurones du plexus myoentérique possèdent des récepteurs à la corticostérone
- Le stress induit une augmentation de la concentration en acétylcholine au niveau du plexus myoentérique
- En présence d’un antagoniste de la corticostérone, le stress n’induit pas d’augmentation de la concentration en acétylcholine.
- On en déduit que la fixation de la corticostérone sur ses récepteurs spécifiques au niveau des neurones du plexus, stimule ces neurones qui sécrètent alors de l’acétylcholine
- Les muscles circulaires et longitudinaux possèdent des récepteurs à l’acétylcholine
- La stimulation des neurones du plexus induit une contraction des muscles circulaires et longitudinaux (PA musculaire)
- En présence d’atropine (un antagoniste de l’acétylcholine), la stimulation des neurones du plexus n’entraine pas de contraction des muscles circulaires et longitudinaux
- On en déduit que c’est l’interaction de l’acétylcholine (sécrétée par les neurones du plexus stimulés) avec ses récepteurs musculaires spécifiques qui provoque la contraction des muscles circulaires et longitudinaux
- Le stress induit une augmentation du transit (nombre de boulettes fécales émises)
- En présence d’un antagoniste de la corticostérone, le stress n’induit pas d’augmentation du transit
- On en déduit que c’est la corticostérone, sécrétée lors d’un stress, qui est responsable de l’augmentation du transit
Connaissances mobilisées :
- Communication nerveuse
- Communication hormonale