DS P2 La féminisation des cloportes - Correction
Éléments scientifiques attendus
Dans une population équilibrée (autant de mâles que de femelles), les cloportes mâles sont hétérogamétiques (sexe caryotypique ZZ), les cloportes femelles sont homogamétiques (sexe caryotypique ZW)
Dans certaines populations de cloportes, Wolbachia est une bactérie endosymbiotique présente dans toutes les cellules de certains cloportes, et notamment dans les gamètes.
Les Wolbachia endosymbiotiques présentes dans les ovules sont transmises à 90 % des descendants.
Les Wolbachia endosymbiotiques présentes dans les spermatozoïdes ne sont pas transmises aux descendants.
Le croisement entre un cloporte mâle ZZ sans Wolbachia et un cloporte femelle ZW avec Wolbachia donne 90% de descendants avec Wolbachia dont la moitié (50% de 90% = 45% du total) de cloportes femelles de sexe caryotypique mâle ZZ
Le croisement entre un cloporte mâle ZZ sans Wolbachia et un cloporte ZZ féminisé avec Wolbachia donne 90 % de descendants de sexe caryotypique ZZ mais de phénotype féminisé.
Wolbachia possède un gène dont l’expression produit un facteur f (féminisant) qui inhibe la masculinisation du phénotype induisant ainsi une féminisation par défaut.
Certaines populations de cloportes sans Wolbachia, qui présentent davantage de femelles que de mâles, et qui vivaient auparavant à proximité de populations ayant des Wolbachia endosymbiotiques, possèdent le même gène que Wolbachia codant le facteur f dans leur génome nucléaire.
Idées générales
Dans certaines populations de cloportes, la fréquence plus élevée de femelles que de mâles, s’explique par la présence de la bactérie endosymbiotique Wolbachia dans les cellules des cloportes. Cette bactérie endosymbiotique, transmise via les ovules des femelles, exprime un gène codant pour un facteur (facteur f) féminisant le phénotype des descendants de sexe caryotypique mâle (ZZ), qui présentent alors un phénotype femelle.
Dans certaines populations de cloportes, la fréquence plus élevée de femelles que de mâles, s’explique par la présence passée de la bactérie endosymbiotique Wolbachia et par le transfert horizontal du gène codant le facteur f , du génome d’une Wolbachia endosymbiotique vers le génome nucléaire d’un cloporte ancestral. Les descendants de ce cloporte ancestral, bien qu’ayant perdu depuis leur endosymbionte Wolbachia, ont hérité du gène codant le facteur f par la reproduction sexuée (transfert vertical), et expriment ce gène qui induit alors la féminisation de leur phénotype.
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